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3 clichés à absolument connaître sur la méthode Agile

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La méthode Agile, vous avez probablement beaucoup entendu ces termes au cours de votre vie professionnelle ou à la lecture des offres d’emploi. Peut-être sans jamais vraiment savoir ce que cela signifie concrètement. Si l’agilité n’est pas synonyme de magie, elle peut tout de même révolutionner certaines pratiques au sein des entreprises et permettre de placer les utilisateurs, les clients et le produit au cœur des préoccupations des équipes. Officiellement née aux États-Unis en 2001 dans le Manifeste pour le développement Agile de logiciels, elle a largement fait ses preuves depuis. Clichés ou réalités, nous vous proposons un tour d’horizon des incontournables à connaître sur la méthode Agile ainsi qu’une session de rattrapage pour mieux appréhender ses contours.

C’est quoi travailler en mode Agile ?

La méthode Agile peut être définie comme une technique permettant de mener à bien un projet. Par exemple, la naissance ou l’amélioration d’un produit.

La spécificité de l’agilité réside dans la mise en place d’itération pour façonner le produit et atteindre l’objectif donné par le client. Le point d’arrivée peut être sensiblement ou totalement différent du cahier des charges initial.

De nombreux points d’étape permettent d’ajuster la méthodologie agile. Ils permettent aux équipes de communiquer, de maîtriser l’avancée des projets et de toujours se (re)centrer sur le produit, le client et l’utilisateur.

L’agilité s’oppose alors à l’effet tunnel qui consiste à tracer une ligne droite pour faire aboutir le projet, ne laissant pas de place au changement ou à l’imprévu.

1. L’agilité est un concept plus qu’une méthodologie

Bien plus qu’une simple méthodologie, l’agilité nécessite de faire adhérer les acteurs du projet à un concept pour faire ses preuves et aboutir à la concrétisation du produit. Autrement dit, une organisation agile détient un cap et se dote des moyens qu’elle juge utile pour l’atteindre, au fur et à mesure de son avancement.

Être agile ne signifie pas suivre des règles strictes. Mais bien au contraire s’adapter en permanence pour façonner le meilleur produit qu’il soit.

Pour être efficace, la méthode Agile doit impliquer le plus de collaborateurs possibles. Les product owner, les développeurs, le marketing, le produit…

Sans un état d’esprit et une culture d’entreprise agile, la performance et la qualité du produit peuvent ne pas être au rendez-vous.

Mais attention, la méthode agile n’est pas synonyme d’anarchie. L’idée n’est pas de faire n’importe quoi n’importe quand. Des points réguliers en face-à-face, par cycles courts, permettent d’adopter collectivement les changements.

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2. Il existe plusieurs méthodes agiles

Il existe différentes méthodes pour mettre en place l’agilité dans l’entreprise. On parle de framework.

Voici une liste non-exhaustive des principales méthodologies agiles utilisées :

  • Le Scrum : il permet à une équipe de réaliser et de tester des fonctionnalités lors de sprints. Des rôles clés sont définis, comme celui du product owner ou du scrum master. Il est jalonné de rituels courts, en face-à-face et debout (le calendrier des sprints, la revue de sprint, la rétrospective du sprint, la mêlée…).
  • Le Kanban : il permet de piloter le développement de fonctionnalités et de repérer d’éventuelles difficultés de réalisation des tâches. Chaque tâche est matérialisée dans un tableau. Leur état d’avancement est régulièrement suivi.
  • L’AgilePM : c’est la plus complète des méthodologies agiles car elle inclut toutes les étapes du projet. De l’idée à sa mise en œuvre concrète.
  • On retrouve aussi : le Lean Development, le Spotify, le DevOps, le Safe, Le Nexus…

Il existe 2 points communs à toutes ces méthodes de production agile :

  • Dans le style de management adopté : le manager donne un cadre flexible aux équipes pour leur permettre d’atteindre l’objectif fixé. Il a un rôle de guide. À la différence d’une organisation traditionnelle, il ne doit pas vérifier l’application stricte d’un processus initialement établi.
  • Dans l’utilisation d’outils collaboratifs :
    • Un outil de management de projet. Par exemple, Jira.
    • Un outil de centralisation de l’information et de travail collaboratif, comme Notion.
    • Un outil d’aide à la communication, comme Powerpoint ou Google Slides.

3. La méthode Agile repose sur des piliers forts

L’agilité repose sur des valeurs fortes. Plus précisément, sur 3 principaux piliers :

  • Priorisation : sortir en priorité des fonctionnalités du produit qui ont de la valeur pour l’entreprise ou le client.
  • Flexibilité : être capable de sortir un produit qui peut n’avoir rien à voir avec l’idée qu’on aurait pu se faire de lui au début du projet.
  • Esprit de groupe : le projet mobilise tous les collaborateurs de l’entreprise. On ne mesure pas la productivité individuelle mais le produit final de l’équipe.

Une organisation qui ne cultive pas ces principes fondamentaux de l’agilité est vouée à l’échec.

Quelle est la différence entre les méthodes Scrum et Agile ?

L’agilité est une technique de gestion de projet, laissant une grande place à l’humain et à l’imprévu dans la conception et la réalisation d’un produit.

Le scrum est un cadre de travail permettant de mettre en place et de gérer un projet agile.

Autrement dit, si la méthode agile définit un état d’esprit dans la gestion d’un projet, la méthode scrum est l’un des moyens d’y parvenir. Elle est d’ailleurs la technique la plus populaire dans les entreprises.

Conclusion

Loin d’être un cliché spécifique à la conception d’un logiciel, la méthode Agile a fait ses preuves et met l’humain au cœur de son fonctionnement. Elle laisse aux PO, aux développeurs et aux autres intervenants le soin d’innover au cours du cycle pour livrer un produit à haute valeur ajoutée conforme aux attentes du client. Le besoin n’est pas figé, il évolue au fur et à mesure du projet, emportant l’obligation pour les équipes de réagir et d’adapter leur organisation et leur collaboration.

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